Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog


Guitare sur ComBoost

 

LA BREBIS PERDUE ET RETROUVEE

 

Ce qui était perdu est retrouvé ! 13-9-2013 Ce qui était perdu est retrouvé ! L’Évangile de ce dimanche 15 septembre (Luc 15, 1-10) nous parle de cette fameuse brebis perdue. Jésus s’adresse alors « aux publicains et aux pécheurs », pour leur dire qu’il est ce bon berger (Jean 10) qui prend soin de chacune de ses brebis, surtout de celle qui s’est éloignée. Cela nous invite bien sûr à prendre soin les uns des autres, à veiller sur ceux qui peuvent souffrir sur des chemins difficiles et perdre contact. Chacun, chacune est unique, chacun, chacune est précieux. Si nous sommes fidèles au Christ bon berger, veillons donc les uns sur les autres et soyons attentifs aussi à ce qui se vit en dehors de la bergerie ! Dans le troupeau que nous formons, ou dans notre bergerie – l’Église- ça bouge pas mal justement ces derniers temps. Avec une prise en compte, juste et heureuse de la diversité des chemins qui mènent au Dieu du grand rassemblement de toute l’humanité. Regardons, rien que sur l’échelle de ces huit derniers jours (7- 14 septembre 2013) : - la veillée de prière pour la paix en Syrie et dans le monde, qui a eu lieu à Rome et dont tous les chrétiens étaient partie prenante dans tous les diocèses, samedi 7 septembre et les initiatives diplomatiques prises à l’initiative du Vatican pour arriver à une solution à la guerre civile en Syrie sans avoir recours aux armes… - le retour en grâce de la théologie de la libération par le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi ; cette théologie qui prône une vision du monde avec les yeux du Crucifié en proximité avec les plus pauvres et les plus humiliés d’entre nous ; théologie trop facilement décriée ces dernières années… - la demande du pape de l’ouverture des couvents vides pour accueillir des réfugiés plutôt que de les transformer en hôtel 3 étoiles, - l’annonce de la journée du 4 octobre prochain, jour de la saint François d’Assise, où le pape François se rendra à Assise, dans « la salle du dépouillement » pour dire ce à quoi l’Église doit et peut renoncer, au nom de sa fidélité à l’Évangile, - l’annonce par le Secrétaire d’Etat du Vatican que le débat sur le célibat des prêtres est ouvert, tenant compte des évolutions de cette pratique au cours de l’histoire, de la Parole de Dieu (on peut aller voir par exemple avec intérêt la lettre de saint Paul à Timothée ou celle à Tite) et des signes des temps aujourd’hui… - la lettre envoyée par François à un directeur de journal italien athée et publiée mercredi par celui-ci, pour souligner l’importance du dialogue entre croyants et non-croyants : ce dialogue, selon lui, est « nécessaire et précieux », même si la culture moderne, depuis les Lumières, a souvent accusé l’Église et les Chrétiens de représenter « l’obscurantisme et la superstition qui s’oppose à la lumière de la raison ». « Le temps est venu désormais et le concile Vatican II a ouvert cette période, d’instaurer un dialogue ouvert et sans préjugés, qui ouvre les portes pour une rencontre sérieuse et féconde », ajoute-t-il en précisant : « je me sens à l’aise en écoutant vos questions et en cherchant avec vous les chemins le long desquels nous pouvons peut-être commencer à faire un bout de route ensemble ». « Selon la foi chrétienne, la vérité n’est pas absolue », mais doit être comprise comme une « relation » avec le Christ et un « chemin » permanent. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’elle serait un élément variable et subjectif », mais qu’il faut en témoigner en faisant preuve « d’humilité et d’ouverture ». Être attentif à ceux qui sont hors de l’Église, se réjouir de les retrouver, d’être avec eux, de partager cette joie d’être ensemble, quels que soient les chemins de traverse que nous avons pu prendre les uns et les autres, voilà qui doit toujours animer les disciples de Jésus ! Oui, quel bonheur de se retrouver ! P. Laurent Maurin

Tag(s) : #Album photos